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Date de création : 20.06.2008
Dernière mise à jour : 05.08.2009
36 articles


36: FAMILLE ET INVISIBILITE :LA CAMERA OSCURA Argentine 2008 de Maria Victoria Menis

Publié le 05/08/2009 à 15:26 par paterfamilia
36: FAMILLE ET INVISIBILITE :LA CAMERA OSCURA  Argentine 2008 de Maria Victoria Menis
LA CAMERA OSCURA Argentine 2008 de Maria Victoria Menis sortie 29 juillet 2009

Argentine , fin du XIX siècle dans une famille d'émigrants juifs nait Gertrudis considérée comme laide ,repoussante et interdite de photo du moins en cachant son visage. C’est son histoire que raconte ce film dense qui nous propose une narration fluide, lente et sans grand éclat.

Cette femme au visage jugée ingrat va trouver époux et fonder une famille de 5 enfants. C'est par le réveil de l'un d'entre eux qui s'étonne de point trouver sa mère , ni de petit déjeuner prêt que débute le film.
Gertrudis vit effacé face à cette vie qui l’exclut, elle refuse de poser conditionnée par sa génitrice impartiale de poser pour toute photo. Sa vie familiale va être bouleversée par l'arrivée d'un photographe français qui vit en réalisant des portraits et qui la regarde avec un œil neuf l'ouvrant au monde. Gertrudis
commence à exister.

Maria Victoria Menis nous propose dans son film captivant au travers des scènes de la vie campagnarde, l'éveil d'une femme invisible, absente du fait de son faciès ingrat; ouverture amenée en douceur par un capteur d'images artiste déjanté qui dans ses ouvrages photographiques fait voler des poissons et planter des fourchettes dans les champs et dont elle va s'amouracher

Il y a dans cette chronique aussi sereine que son protagoniste un grand charme qui nous fait aimer cette œuvre indépendante. Attirance produite par l'atmosphère ensoleillée, chaleureuse de ce conte qui distille un bien être permanent par son évocation de repas champêtres d’amours clandestines , de photos substituées et de regards interdits. Climat qui n’est pas sans rappeler celui évoqué par Peter Weir dans « Pinic à Hanging Rock » film empreint de mystères, de non dits et étranger à toute explication cartésienne. De surcroit il y le personnage de Gertrudis admirable jouée par Mirta Bogdasarian, pivot de l’histoire, qui va voit son existence chamboulée , elle l’enfant exclu , la femme rejetée , l’être inexistant va reprendre corps et vie et sortir du cadre pour un autre moins conformiste. Nous loin de « Sur la route de Madison » même si l’histoire contient des repères identiques, l’œuvre est adaptée d’un roman d’Angelica Gorodischer qui s’interroge sur l’éclat physique et le corps terne, ce qu’a bien compris la subtile réalisatrice (1) qui nous avait donné le superbe « EL CIELITO » où déjà une tierce personne redonnait vie à un être exclu en nous signalant que son héroïne est enfin sur toutes les photogrammes.



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35 :FAMILE ET MAL ETRE : SOIE de F.GIRARD 2007 sortie le 5 aoüt 2009

Publié le 02/08/2009 à 15:29 par paterfamilia
35 :FAMILE ET MAL ETRE : SOIE de F.GIRARD 2007 sortie le 5 aoüt 2009
35- SOIE de François Girard Canada –Italie Japon France 2007

L’œuvre est adaptée d’un livre d’Alessandro Baricco (1) que nous ne connaissons pas mais à la lecture du film, celui ne doit point être inintéressant tant l’histoire est captivante.

Celle-ci se déroule en Ardèche en 1861 dans un village qui vit de la culture de la soie, sa culture est menacée par l’épidémie des vers. L’un des dirigeants de cette industrie locale Baldabiou (Alfred Molina ) décide d’envoyer le fils du maire Hervé Joncour (Michael Pitt ) à la recherche d’œufs sains. Ce dernier récemment unie à l'institutrice du village, la jeune Hélène (Keira Knightley) va se rendre au Japon, contrée fermée aux étrangers. Arrivé sur les lieux et après négoce il fera connaissance de belle et ensorceleuse femme (Sei Ashina) du seigneur local Hara Jube (Kôji Yakusho). Entre eux va se tisser sans jeu de mots une histoire d’amour qui bousculera ses certitudes amoureuses et son âme, l’auteur le stipule aisément dans le roman (2)

BANDE ANNONCE ORIGINALE

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L’homme va délaisser discrètement son épouse aimante – l’image n’est pas innocemment choisie, un final nous confirmera l’intensité de cet amour- s’enfermer dans cette vision idyllique et tenter à chaque voyage de se rapprocher ce cette asiatique attirante au prix de sa santé morale et physique, de sa vie familiale et de son travail

Film intimiste à souhait « Soie » se veut la traduction d’un amour impossible, fantasmé, entre cette femme intouchable et cet homme touché par l’exotisme qu’elle dégage et montre le courage et la détermination d’une épouse pour redonner vie à son époux qu’elle soupçonne d’adultère

Si l’interprétation (3) n’est point étrangère au plaisir de cette épopée riche en retournements, le traitement y est pour beaucoup : soins dans la reconstruction de ce village japonais, de la bourgade française et surtout une approche visuelle élégante douce, savoureuse par le chatoiement des couleurs au fil des saisons alliée à un choix harmonieux des costumes ; cet abord n’est pas sans rappeler celui que Kubrick déploya pour Barry Lindon ; tant de beautés sont rares dans l’univers cinématographie qu’il nous fallait le signaler d’autant plus qu’il enrichit un film linéaire et intense que nous offre avec délice son auteur réalisateur François Girard

(1) Publié en 1996 et traduit dans une vingtaine de langues

(2) « Le reste de son temps s’écoulait dans une liturgie d’habitudes qui réussissait à le défendre du malheur ; Parfois les jours de vent , Hervé Joncour descendait jusqu’au lac et passait des heures à le regarder, parce qu’il lui semblait voir, dessiné sur l’eau le spectacle léger et inextricable , qu’avait été sa vie »

(3) En tête le jeune Michael Pitt toujours aussi surprenant jouant avec parcimonie l’être torturé, habité d’une passion inhabituelle et incontrôlable et Keira Knightley qui n’a jamais l’air de jouer en femme fragile sensibilisée par la métamorphose de son mari sans oublier le dynamique et théâtral Alfred Molina dans un personnage résolument exubérant,


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FAMILLES ECLATEES :34-TELLEMENT PROCHES de Eric Tolédano et Olivier Nakache 2009 France

Publié le 24/06/2009 à 00:59 par paterfamilia
FAMILLES ECLATEES :34-TELLEMENT PROCHES de Eric Tolédano et Olivier Nakache  2009  France
34-TELLEMENT PROCHES de Eric Tolédano et Olivier Nakache 2009 France


Plus le temps passe, plus le cinéma nous abreuve de films traitant de la famille ((Jaffa -Sunshine Cleaning), cette cellule complexe et contradictoire qui résiste à toutes les analyses. Ce groupe de gens porté par des liens de parenté est souvent montré défragmenté, isolé et vindicative.

Prenons l’histoire d’entre elles Il y a Alain(Vincent Elbaz) et Nathalie (Isabelle Carré) en permanence incompréhension, l’un critiquant l’autre ou le remettant en question. Jean Pierre (François-Xavier Demaison ) frère de Nathalie lui est en accord parfait – ce qui n’est guère mieux - et superflu avec Catherine (Audrey Dana) élevant leur enfant dans leur vision paranoïaque de la réussite. Le troisième couple Roxane qui travaille avec Nathalie (Joséphine de Meaux ) et Bruno (Omar Sy ) sont eux en perpétuelle désaccord. Ces six duettistes vont se déchirer se quitter , se retrouver pour recommencer une vie tant la leur ne leur ressemble plus.

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Le film est un festival de gags plus ou moins réussis mais jamais vulgaires et sous un ton de comédie populaire se dessine un regard critique sur des êtres et une société. Les premiers sont montrés dans toute leur suffisance , et avec toute leur générosité ; ils sont tour à tour faibles , lâches et indécis , la seconde est pointée du doigt pour ses travers , son intolérance et sa prolifération d’êtres esseulés.

Cette comédie délirante sous ses travers comiques est un portrait certes par instant facile d’êtres en danger privés d’amour qui se rabattent sur la religion ou sur d’autres familles . Elle contient néanmoins une grande tendresse et des scènes de grande émotion . par son traitement les auteurs réussissent mieux leur discours que d’autres films à la présentation plus ambitieuse comme le moins réussi « Je vais te manquer » Les auteurs ont compris que le couple est un spectacle , une pièce de théâtre et par moment un vrai western ; tous ses éléments qui font un grand divertissement.

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FAMILLE ET RËVE AMERICAIN :33-Sunshine Cleaning 2008 de Christine Jeffs USA

Publié le 16/06/2009 à 23:39 par paterfamilia
FAMILLE ET RËVE AMERICAIN :33-Sunshine Cleaning 2008 de Christine Jeffs USA
[COLOR=red]33-Sunshine Cleaning 2008 de Christine Jeffs USA

Les producteurs de « Liitle Miss Shunshine » réitèrent leur désir de signer une comédie remettant en scène la famille enfin ce qu’il en reste et osant rire des sujets qui ni s’y prête pas.

Rose Lorkowski (Amy Adams ) trentenaire célibataire avec un enfant intelligent Oscar traverse une vie sans éclat avec un homme marié pour jules et des heures de ménage pour survivre. Sa sœur Norah (Emily Blunt) tout aussi mignonne vit pareillement sans grand ivresse d’exister qui demeure chez leur père Joe (Alan Arkin) qui rêve de trouver l’affaire du siècle . L’ amant de la première va mettre les deux sœurs sur un marché fructueux : Le nettoyage des scènes de crime , travail qui font changer la vie de ce quatuor de même souche .

Le cinéma américain qui nous a saoulés durant des décennies avec l’image de la famille parfaite , heureuse et sans problèmes puis avec la famille contestataire revient nous présentant celle ci défaite , brisée et néanmoins combattive. Certes la thématique n’est point gaie ; il y est question de mort , de suicide ( deux sont évoqués dans cette histoire) d’adultère , d’absence parentale , ( celle du père pour Oscar et celle de la mère des 2 sœurs disparue trop tôt ) de rêve inaccessible ( le père ne réussit aucune aventure commerciale – Oscar ne voit pas sa personnalité reconnue à l’école )

Le plus étonnant dans cette comédie douce amère est de sourire face aux adversités de la vie , de rire des travers de la société et de peindre cette famille moyenne avec tendresse et mélancolie. Même si le film est moins haletant que « Liitle Miss Shunshine » ; il n’en a pas à rougir il garde aussi son émotion propre et on ressort non mécontent de voir que par dessus les mers d’autres rament comme nous ; cette identification ajoutée au plaisir de l’histoire et aux jeu des deux actrices féminines y est pour beaucoup.[/COLOR
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FAMILLE COMMUNAUTAIRE : 32-JAFFA de Karen YEDAYA -2009 France - ISRAEL

Publié le 11/06/2009 à 17:52 par paterfamilia
FAMILLE COMMUNAUTAIRE : 32-JAFFA  de Karen YEDAYA -2009 France - ISRAEL
32-JAFFA Kalat Hayam de Karen YEDAYA -2009 France - ISRAEL

La vie de deux communautés antagonistes travaillant de concert ; nous sommes à Jaffa surnommée « La fiancée de la mer » ( traduction du titre original ) dans le garage de Reuven ( ) qu’il fait fonctionner avec ses enfants Meir ( ) et Mali ( ) ainsi que deux palestiniens Hassan ( ) et son fils Toufik ( ) . ce dernier est amoureux depuis son enfance de Mali qui est enceinte de ses œuvres . Tous deux décident devant l’incompréhension de leur entourage notamment de ses parents Reuven et son épouse Osmat ( ) de fuir et de vivre ailleurs et seuls. Mais l’animosité de Meir envers Toufik va en grandissant et les heurts seront dramatiques, Mali désire avorter.

La mésentente entre ces deux peuples n’est pas la seule absence de communication ;il y a dans la famille de Reuven aucun dialogue, aucun échange et Mali verra bien qu’il n’y a aucune sortie aussi, il y a chez eux comme chez les autres protagonistes autant de violence que de racisme à l’exception peut être des 2 tourtereaux notamment Mali . Celle ci va se culpabiliser de la suite dramatique de cette cohabitation difficile et cette responsabilité va orienter sa vie.

Ces scènes de la vie familiale alliées avec celles de la vie communautaire et sociale est une vision réaliste de la situation israélienne et le lieu géographique choisi n’est pas anodin , il est la contrée qui prolonge l’ex capitale Tel Aviv la cité de tous les loisirs et Jaffa une ville principalement arabe qui en 1950 a fusionné avec Tel Aviv. Mais là l’osmose n’a pas lieu et pourtant le film ne se veut ni accusateur tout en étant formellement politique , ni pessimiste puisque une réunion aura lieu néanmoins. Un film attachant qui donne un autre regard à un pays accusé d’en avoir des réducteurs.

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FAMILLE ET MENSONGES : 31 QUELQUE CHOSE A TE DIRE de Cécile Telerman France 2009

Publié le 05/06/2009 à 22:36 par paterfamilia
FAMILLE ET MENSONGES : 31 QUELQUE CHOSE A TE DIRE de Cécile Telerman  France 2009
31 QUELQUE CHOSE A TE DIRE de Cécile Telerman France 2009

[SIZE=14] Drôle de famille que nous présente la réalisatrice, les parents sont contraires et les enfants différent. Du premier en sort une mère Mady Celliers (Charlotte Rampling ) omniprésente , possessive et pas toujours tendre , un père Henry Celliers (Patrick Chesnais ) sortant d’un infarctus et bienveillant avec une animosité envers son garçon. Celui ci Antoine Celliers (Pascal Elbé ) comprendra tardivement l’attitude de son père quand un flic Jacques de Parentis (Olivier Marchal ) viendra l’approcher pour régler soi disant son dépôt de bilan ,et en fin de compte pour savoir si il est bien son demi frère caché . Jacques est dégouté de son boulot , de sa vie maritale et rencontre Alice (Mathilde Seigner) la sœur d’Antoine, une peintre dont seul le père achète les toiles dont il tombera amoureux. Le dernier enfant infirmière Annabelle (Sophie Cattani) de son état et tireuse de cartes dans tous les états familiaux

Chaque personnage est un être pas fini, tout un chacun est désabusé , solitaire et parfois déprimé ; Antoine par sa déchéance pécuniaire, Alice par ses avortements répétés, Henry par son mariage pré fabriqué , Jacques par le sien qui va à vau l’eau Annabelle par son désir inassouvi d’être mère. Il y a un malaise enfin plusieurs dans cette famille ordinaire décousue

Le film est cousu de fil blanc , et manque cruellement de vie intense malgré quelques bons et rares moments. Cette carence est due à une narration incontrôlée , un synopsis invraisemblable ( ses rencontres improbables font hurler de rire )l’écriture est pesante et la musique lourde et les dialogues pseudo-philosophiques sont pauvres. Cette comédie qui n’amène pas le rire est laborieuse voir fainéante et pourtant quel beau plateau d’acteurs . Le film qui lorgne vers la comédie sociale rate son coche ; mieux vaut revoir « la bûche » ou « Belle maman » avec Malthilde Seigner pour comprendre que nous pouvons parler des familles toquées en perpétuelle conflit avec finesse , drôlerie et message. Le film qui voulait dire quelque chose le dit mal.
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FAMILLE ET DEUIL : 30 STILL WALKING de Hiroazu Kore-Eda 2009 Japon

Publié le 04/05/2009 à 12:00 par paterfamilia
FAMILLE ET DEUIL : 30  STILL  WALKING de Hiroazu Kore-Eda 2009  Japon
30- STILL WALKING de Hiroazu Kore-Eda 2009 Japon

Il est de ces réunions familiales comme celles civiles, des moments pénibles et douloureux parfois surtout quand l’envie de les partager n’est guère volontaire ni avouable

La trame est simple ; une réunion de famille pour commémorer l’absence du fils mort en secourant un homme. Rituel composé une fois l’an où sont invités les enfants dans la maison des parents et la personne sauvé de la noyade il y a 15 ans passés.

Comme dans toute cellule familiale enfermé dans un lieu clos lors d’un décès climat déjà vu avec 7 jours de Roni Elkabetz il y a une nervosité qui se dégage suite à différentes tensions comme celles obligatoires de venir célébrer, comme les heurts entre les époux de toute génération. De celle des parents se dégage des veilles rancunes , de celle des enfants des choses non dites.

La mère personnage terrible car amer sous sa politesse conventionnelle vit dans le souvenir, la rancœur et la croyance. Elle est obnubilée par sa douleur, son rôle de mère et d’épouse délaissée. Elle vit au jour le jour et terminera sa vie quelques jours après celle de son époux persécuté par ses griefs continuels. Le réalisateur ne la rend pas sympathique tout le temps, elle est même terrible par ses remarques désagréables, ses reproches et cette haine dissimulée envers l’invité annuel qui doit sa vie au fils disparu. Même celui-ci est triste à regarder contrit dans son devoir et son corps d’obèse il est surtout la personne qu’on aurait pas envie de sauver
Le père médecin à la retraite et éloigné de ce monde qu’il ne reconnait pas, il vit sa douleur seul comme seul de ne point voir son fils prendre sa succession. Ce fils qui cache son chômage comme ses émotions, a épousé au grand dam de sa mère surtout une veuve – raisonnable et intelligente -avec enfant et qui a du mal à communiquer avec ses géniteurs êtres aigris et renfermés.

Le film qui aurait mérité d’une ablation d’une vingtaine de minutes est assez envoutant par son climat d’enfermement, effectivement ce huis clos subtil révèle les uns aux autres et les destinées pensées des parents ne seront pas à nouveau celles voulues des enfants. Ainsi va la vie et ainsi va se film talentueux qui fait penser par instant au regard d’Ozu sur la famille., Hiroazu Kore-Eda est un cinéaste subtile , à suivre et dont le film fait méditer :parbleu les familles au delà des frontières ont tellement de points communs et tellement de manières différentes de le déclarer.


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FAMILLE ET RELIGION : LEVY ET GOLIATH de Gérard Oury 1984 sortie DVD 2mai 2009

Publié le 14/04/2009 à 12:00 par paterfamilia
FAMILLE ET RELIGION : LEVY ET GOLIATH  de Gérard Oury  1984 sortie DVD 2mai 2009
LEVY ET GOLIATH de Gérard Oury 1984 sortie DVD 2mai 2009

Ce film conte les mésaventures accidentelles de deux frères juifs dont les manières de vivre antagonistes les éloignent l’un de l’autre. Moïse (Richard Anconina ) est un religieux ancré dans les traditions, il porte un caftan , une barbe et des papillotes, il est la mémoire de la Torah en connait tous les points et toutes les phrases . Face à lui Albert (Michel Boujenah ) qui refuse ses apparats, ses coutumes, a épousé Brigitte (Maxime Leroux) une non juive et les leçons de morale de son frère qui le tient à distance depuis dix années. Même sa venue au mariage de Moïse va être mal vécue par la famille des frères Lévy, tension et esprits échauffés qui rajouteront au chagrin d’Albert.

Moïse diamantaire à Anvers porte à Paris de la poudre de diamant dans leurs affaires où une inconnue poursuivie dans le même train déposera des petits sacs de drogue. Les dits sacs iront dans une usine de voitures. Mais Goliath (Maxime Leroux ) un dealer veut récupérer son bien, voilà donc le sieur Moïse en danger dans un Paris de tentations, poursuivi par les sbires de Goliath. Il appelle son frère à son secours .Albert va le métamorphoser changeant outre ses vêtements son regard sur le monde moderne.

Ce film réalisé il y a 25 ans s’évertuait à donner une image autre de la communauté juive avec un humour permanent car le film se veut populaire, ludique et néanmoins s’interroge sur la représentativité religieuse, sur sa tolérance des mœurs d’autrui (Moïse traverse ébahi Pigalle , sa rencontre attirante avec une superbe fille arabe Malika (Souad Amidou) sa fréquentation d’ un travesti Bijou (Jean-Claude Brialy ) ).Comme dans « Rabbi Jacob » Gérard Oury nous offre un film quelque pédagogique , souriant mettant en contradiction un monde avec un autre , un univers avec ses retranchements et cela sous le couvert de l’humour.

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FAMILLE ET DIFFERENCE :28 –MA PREMIERE ETOILE de Lucien Jean-Baptiste France 2009

Publié le 09/04/2009 à 12:00 par paterfamilia
FAMILLE ET  DIFFERENCE :28 –MA PREMIERE ETOILE de Lucien Jean-Baptiste France 2009
28 –MA PREMIERE ETOILE de Lucien Jean-Baptiste France 2009


La vie d’une famille qui se rend aux sports d’hiver pour la première fois de leur existence ; un film chaleureux qui sous un ton comique assène quelques vérités

Jean Gabriel un antillais d’origine (Lucien Jean-Baptiste) trois enfants est marié avec une femme blanche Suzy , il vit plus ou moins facilement de petits travaux, et taille dans son budget pour jouer au PMU où il ne semble rien gagner. Lors d’un repas familial il annonce précipitamment son envie d’aller skier en famille puis semble se raviser, sa femme (Anne Consigny ) l’exhorte de tenir parole au risque de le quitter fatiguée de ses mensonges. L’homme s’exécute et trouve des moyens ingénieux pour y parvenir à réunir la somme d’argent en grande partie, il partira avec sa progéniture et sa mère (Firmine Richard ) pour arriver au chalet des Morgeot . Si la locataire aux relents racistes (Bernadette Lafont) est peu ravie de l’arrivée de ce groupe son époux (Michel Jonasz ) est enchanté d’avoir 2 petits enfants près de lui dont il poussera l’un à passer sa première « Etoile » de skieur. Le plus grand Yann (Jimmy Woha ) en conflit avec son père rencontrera aussi l’indifférence et une charmante fille Juliette (Astrid Berges-Frisbey) qui lui prête attention.

Le film fort bien dialogué – ce qui nous vaut quelques bons mots- est d’une drôlerie constante et de surcroit attachante dans sa description familiale. Le père n’est pas un héros loin de là malgré son côté sympathique et pourtant il arrive à émouvoir dans ses démarches . La « Bonne Maman » jouée par Firmine Richard es époustouflante , tantôt grave et tantôt ridicule elle insuffle au groupe des notions perdues ; identité – famille et religion . D’ailleurs Lucien Jean-Baptiste auteur réalisateur et acteur du film parle de tolérance, d’intégration et respect des différences dans cette œuvre malicieuse, bonne enfant et dynamique ; nous ne pouvons lui donner tort prenons le rire et certaines valeurs traditionnelles communes pour adoucir le regard d’autrui.A ce double titre le film mérite 3 étoiles.


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FAMILLE ET GLOIRE : 27 –COCO de Gad Emaleh France 2008

Publié le 25/03/2009 à 12:00 par paterfamilia
FAMILLE ET GLOIRE : 27 –COCO de Gad Emaleh France 2008
27 –COCO de Gad Emaleh France 2008

Le film trace le portrait de Simon Bensoussan dit Coco (Gad Elmaleh), un immigré d’origine marocaine qui se présente comme un riche homme d’affaires fier de sa réussite et prêt à tout pour celle de ses proches notamment son épouse (Pascale Arbillot) et ses deux enfants qu’il chérit. Pour son dernier il veut organiser de façon démesurée voire sans regarder les finances sa « Bar Mitsva » soit sa communion. Suite à un diagnostic grave de son cardiologue (Gérard Depardieu) il décide de fêter cette majorité religieuse 6 mois avant les 13 ans de son fils à la grande stupéfaction de son entourage et désire fidèle à sa démesure créer un événement inoubliable car grandiose il souhaite convier 4.000 invités au Stade de France.

Le personnage hâbleur, fanfaron et rude n’est pas toujours montré sur son bon jour malgré la tolérance et l’affection qu’il prodigue. Il est un « self-made man »qui s’offre ce que la vie semble lui avoir refusé, il prône les traditions et la réussite et cela au détriment de l’avis familial.

Ce film se veut une comédie familiale avec de l’humour et des sentiments, du premier il faut en attendre ce que le comique acteur et réalisateur offre dans ses shows : des mots d’auteur et des situations drôles, du second il faut voir le côté plus ou moins philosophe des rapports d’un père et de son fils, d’un fils avec sa mère et d’un frère avec sa sœur envahissante (Noémie Lvovsky )

Le film n’est pas le plus hilarant de l’année malgré quelques bons mots (« Carte Vitale gold » et « Kipacobana » ) ni le plus nul il y a une bonne fourchette d’acteurs (Manu Payet est superbe en bras droit tenace et Gad Emaleh porte le film) et aborde modestement les thèmes precités ; il correspond à une époque porteuse d’œuvres mineures qui recherche le ludique principalement et évite l’autre cinéma qui cherche ses spectateurs ; lui il en aura à revendre et le public à toujours raison même quand il va contre nos goûts)


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